Rudy BAMBRIDGE 1926-1982

Rudolph Eric Tenahe BAMBRIDGE est né le 26 février 1926 à Papeete. Il est le dernier fils de Antony BAMBRIDGE et d’Emilie HAERERAAROA TEMARII. Il était le petit fils de John Maeha’a BAMBRIDGE et de Mary Ann TAPSCOTT (11ème enfant de Thomas BAMBRIDGE et de Mara’e O’CONNOR).

Il passe son enfance et son adolescence dans la propriété familiale à Hamuta Pirae et à Tautira. Il obtient son Brevet élémentaire à l’école des frères et après 3 années passées à s’occuper de vaches, de chevaux et d’agriculture, à Hamuta et Tiarei, il part en Calédonie afin de poursuivre ses études et passer son Baccalauréat. 

Après son Bac, il poursuit ses études de droit à Paris. 

Sa licence en droit en poche, il rentre à Tahiti en 1954 à l’âge de 28 ans avec sa jeune épouse Chantal, et s’associe comme avocat défenseur à Maître HOPPENSTEDT, ami de son père.

Rien ne le destinait à entrer en politique….

A son retour à Tahiti la majorité de l’Assemblée Territoriale était séparatiste avec le RDPT (parti de POUVANA’A a OOPA) ainsi que les trois parlementaires.

Son père arrive à le convaincre, non sans mal, à affronter POUVANA’A, car à l’époque il n’y avait personne face au RDPT.

Rudy obtient 45% des suffrages aux élections législatives du 29 janvier 1956, face à POUVANA’A. La parenthèse politique était pour lui terminée, mais c’était sans compter sur son père Tony à qui il ne pouvait rien refuser et dont le maintien de la présence française était essentiel en Polynésie. Tony lui demande de poursuivre avec les élections territoriales du 3 novembre 1957. Rudy fait son entrée à l’Assemblée Territoriale avec Gérald COPPENRATH son cousin, et Nédo SALMON

Sur la lancée de ces deux élections il prépare le référendum de 1958. Cette élection était d’une grande importance pour l’avenir de la Polynésie française car il s’agissait de répondre oui ou non à l’indépendance, POUVANA’A faisant campagne pour l’indépendance. Le OUI l’emporte.

 Rudy a été conseiller territorial de 1957 à 1969, date à laquelle il démissionne pour laisser sa place au suivant de liste Jacques TEUIRA.

En 1967 il devient Conseiller Economique et Social de la Polynésie et défend les intérêts du Pays jusqu’en 1973.

Le 24 juillet 1971 à la maison des jeunes de Pirae, il propose la candidature de Gaston FLOSSEà la présidence du parti. Il est Président d’honneur.

Rudy se retire pendant 3 ans de la vie politique pour s’occuper de sa famille, son étude et de sa passion pour les chevaux.

Il est nommé en 1974 conseiller du ministre des DOM TOM Olivier STIRN, poste qu’il accepte après une semaine de réflexion et beaucoup d’hésitation car cela lui imposait des sacrifices ; il occupe ce poste jusqu’en fin 1976 en démissionnant avec éclat.

La réussite de Rudy est exemplaire. Quand on lui demande les raisons il en voit deux :

« J’appartiens à une vieille famille polynésienne. Nous avons des attaches partout, dans les districts, dans les îles. C’est important surtout quand on est jeune et que l’on n’a pas encore fait ses preuves. L’appartenance à une grande famille, connue pour ses qualités de travail ou de droiture, ou de dévouement, cette appartenance tient lieu de référence. Il suffit ensuite de se monter à la hauteur. ». Il restait profondément attaché aux valeurs polynésiennes. 

Il portait une affection particulière aux lépreux de Orofara, reprenant le flambeau de son père Tony.

Il était aussi très impliqué dans les affaires de l’Eglise Evangélique protestante dont il était le conseil juridique.

De son union avec Chantal ANGUENOT sont nés Vetea (1955), Maiana (1957) et Temanava (1961). Tamatoa (1970) et Maeva (1973) sont issus de son union avec Marie-Hélène SALMON. Il a également faa’amu deux enfants Marc POMARE et Marianne POMARE.

Grand amateur de chevaux Rudy a fait renaitre avec Charlie Van Den Broeck l’association hippique dont il assure la présidence en 1956

Il était également passionné d’agriculture, il achète des terres agricoles à Mataiea où il créé une laiterie et à Papara .

Il était aussi passionné de généalogies et d’histoire des familles polynésiennes, excellent musicien et compositeur

Nul n’a été insensible à sa mort le 27 mars 1982, du fait de son métier, ses passions, son engagement politique, il a marqué la vie de ce Territoire

Retour en haut